Messages persos: Anniversaire, amitiés, amour, coup de coeur ou coup de gueule...

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Coup de coeur

Lettre à Voltaire

Posté par GreyFox, le 26.11.2014 à 03:27

"Si Dieu existe, il est parfait ; s’il est parfait, il est sage, puissant et juste ; s’il est juste et puissant, mon âme est immortelle ; si mon âme est immortelle, trente ans de vie ne sont rien pour moi, et sont peut-être nécessaires au maintien de l’univers. Si l’on m’accorde la première proposition, jamais on n’ébranlera les suivantes ; si on la nie, il ne faut point disputer sur ses conséquences.[...]"

Coup de coeur

Reste avec moi - Jessica Warman, chapitre 1

Posté par Smiley76, le 23.11.2014 à 21:20

"Il est deux heures passées... du matin. Le calme règne. Les bateaux - des yachts, tous - sont alignées le long des quais, coques en fibres de verres et porcelaine protégées du bois par des bouées immaculées. L'eau fredonne en sourdine son clapotis ininterrompu, le chant du détroit de Long Island. A bord du Mérité, de La Belle Vie, le calme règne.
A bord de l'Elizabeth, non. C'est un yacht à moteur d'une bonne vingtaine de mètres, avec cuisine équipée, deux chambres, deux salles de bains et assez de place en plus pour une vingtaine de personnes. Même si, cette nuit, on est que six. Une petite fête entre intimes, vous comprenez. Mes parents ne m'auraient pas laissée organiser une méga-teuf. Tout le monde dort, à part moi.
Je regarde le réveil depuis maintenant vingt minutes en écoutant le boum, boum, boum insistant, lassant, qui résonne contre la coque. Fin Août. Il fait déjà frisquet et l'eau doit être glacée. C'est ça le Connecticut : la mer se réchauffe en Juillet, mais elle commence à refroidir dès la fin du mois. On dirait qu'il n'y a que deux saisons : l'hiver et le quasi-hiver.
Quelle que soit la température de l'eau, je suis sûre qu'un gros poisson coincé entre le quai et le bateau se débat de toutes ses forces pour se dégager. Il me semble entendre ce bruit depuis une éternité. Il m'a réveillée à 1h57 très exactement, et il est en train de me rendre dingue.
Je n'en peux plus. Boum. Boum-boum. Quel poisson idiot.
-Hé, Josie ? Tu m'entends ?

Je me suis retournée vers ma meilleure amie, ma demi-soeur, qui occupe avec moi le convertible de la proue, le visage dissimulé par ses mèches blondes. Aucune réaction : elle continue à ronfloter, assommée par le mélange herbe et alcool qui nous a tous expédiés au lit peu après minuit. Dans mon dernier souvenir, j'essaie d'empêcher mes yeux de se fermer en marmonnant qu'il faut attendre 1h37, l'heure de ma naissance, et qu'il n'est pas question de dormir maintenant. Personne n'y est arrivé. Enfin... pas moi.
je me lève dans l'obscurité, vaguement éclairée par la télé où passe une pub pour le balai SuperMop, sans le son.
-Hé ho, ne me dites pas que vous dormez tous ?
Je n'ai pas élevé la voix. Les vagues du détroit font tanguer le bateau. Boum-boum-boum. Ça y est, ça recommence.

Un coup d'oeil au réveil : 2h18. Un sourire me monte aux lèvres. C'est officiel : j'ai dix-huit ans depuis plus d'une demi-heure.
S'il n'y avait pas le boum-boum-boum, j'aurais l'impression d'être blottie dans un berceau, avec le balancement du yacht. En ce qui me concerne, il n'existe pas de meilleur endroit au monde. Et c'est encore mieux, si possible, avec les copains. Il règne un tel calme, une telle paix. Ça a quelque chose de presque magique, cette nuit.

Boum.



-Je vais remette un poisson en liberté. Qui est-ce qui m'accompagne ?

Personne ne bouge - personne.



-Quelle bande d'égoïstes, ces poivrots !

Je dis ça, mais je n'en pense pas un mot. Je ne vois pas pourquoi je ne sortirai pas toute seule. A mon âge... Ce n'est pas comme si je courais le moindre risque.

Je sais que je vais passer pour une hypocrite vu qu'on a bu et fumé, mais je vous jure que c'est vrai : on n'est pas des voyous. Et on vit dans une petite ville tranquille, mes copains et moi. A Noank, Connecticut. Depuis notre naissance. Nos parents sont copains aussi. On s'adore. Quand je regarde autour de moi - Josie à la proue, sur le canapé, Mera, Caroline, Topher et Richie à la poupe, par terre, dans leurs sacs de couchage -, la vie à bord de l'Elizabeth m'apparaît comme un rêve brumeux.

Elizabeth Valchar. C'est moi. Mes parents ont donné mon nom au bateau quand j'avais six ans - il y a une éternité, quelques années avant la mort de ma mère et le remariage de mon père avec celle de Josie. Il s'est débarrassé de la plupart des affaires de la disparue, mais il n'a jamais envisagé une seconde de revendre le yacht. C'est un concentré de souvenirs heureux, vous comprenez. Je m'y suis toujours sentie en sécurité. Ma mère aurait approuvé.
N'empêche que l'Elizabeth peut avoir quelque chose d'un peu inquiétant, la nuit, à part le ressac et les chocs sourds contre la coque. L'odeur de l'océan est si puissante qu'elle en devient écœurante, quand le vent souffle vers la ville les effluves des algues séchées sur les imposants rochers de la côte.
Je n'ai pas une folle envie d'aller voir toute seule à quoi rime le bruit mystérieux, même si je suis pratiquement sûre que je vais juste tomber sur un gros poisson. Voilà pourquoi je fais une seconde tentative avec Josie.


-Hé ! (Cette fois, j'ai élevé la voix, tant pis.)
Réveille-toi, j'ai besoin d'un coup de main.
Ses paupières battent.
Liz ? murmure-t-elle.
Elle dort encore, ça se voit, elle ne sait pas trop où elle est. Il me semble distinguer une seconde quelque chose dans ses yeux -de la peur ? Ou alors je pète un câble ? - mais ils se referment et je reste plantée là, solitaire, puisque personne d'autre n'a émergé. Boum-boum-boum.


Les quais évoquent un puzzle de bois et d'eau. La plupart du temps, les vagues venues de l'océan s'apaisent avant d'atteindre le détroit, mais cette nuit, elles me semblent plus fortes que d'habitude. D'ailleurs, le balancement qu'elles ont imprimé au bateau nous a endormis comme des bébés dans leurs berceaux. Je prends mon courage à deux mains, mais je me sens minuscule et anxieuse en sortant sur la pointe des pieds par la porte vitrée coulissante. Le claquement étouffé de mes bottes résonne sur le pont en fibre de verre. Chaque branche du bassin est éclairée par deux lampadaires : un au milieu, l'autre tout au bout. Pas de lune. Il fait si froid que je frissonne à la pensée de la température de l'eau. J'ai la chair de poule.


Plantée sur le pont, gelée, je tends l'oreille. Le bruit va peut-être s'interrompre.
Boum. Non.


Ça vient de la poupe, entre le quai et le bateau. Comme si quelque chose était coincé là ; quelque chose de lourd, d'obstiné. L'Elizabeth étant le dernier yacht de cette branche du bassin, l'arrière est bien éclairé. Je ne sais pas pourquoi j'éprouve le besoin de me montrer aussi discrète, mais toujours est-il que je m'avance encore sur la pointe des pieds, cramponnée au bastingage. Je baisse les yeux.


L'eau. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit, puis je me mets à hurler.
Flottant. Entre deux eaux. Sur le ventre. Oh, merde.
Ce n'est pas un poisson mais un être humain. Une femme. Aux longs cheveux si blonds qu'ils en paraissent presque blancs, magnifiquement scintillants dans la houle. Les mèches tentaculaires ondulent telles des algues presque jusqu'à la taille de la morte, où se rejoignent un jean et un pull rose à manches courtes.


Rien à voir avec le bruit, qui vient de ses pieds ; plus précisément de ses bottes. Des santiags blanches à bouts ferrés, incrustées de fausses pierres précieuses. Franchement décadentes.
Le cadeau d'anniversaire offert par ses parents. Elles les a fièrement portées toute la nuit, mais la pointe de la gauche s'est coincée à un ange bizarre entre le bateau et le quai. Chaque vague l'envoie cogner contre la coque, comme si la noyée essayait de tirer du sommeil les dormeurs du yacht.


Vous vous demandez ce qui me permet d'affirmer des choses pareilles, hein ? Eh bien figurez-vous que se sont mes bottes. Mes fringues. Que c'est moi, là, dans l'eau.


Je continue à hurler assez fort pour réveiller les Noankais à un kilomètre à la ronde, mais j'ai l'horrible impression que personne ne m'entend.

Amour

@fleurrose

Posté par coeurdefeu, le 22.11.2014 à 13:37

Essaie, tu verras bien si ca fonctionne ou pas. Comme ca, au moins pas de regrets dans le futur^^
Et puis entre temps vous avez muris, ca peut marcher^^ :)

Coup de gueule

Amoureuse ...

Posté par Myorine2, le 22.11.2014 à 00:09

Je ne sais pas si je suis amoureuse ..."Quand je te croise mon coeur ne bas pas ,et pourtant quand tu plonges tes yeux dans les miens cest très douloureux ...comme un coup de poignard " Je ne sais pas si c'est parce que j'ai du mal a m'attacher ou juste parce que pour moi maintenant l'amour est un sentiments qui fait mal... :'(

Amour

Pour ou pas ?

Posté par fleurrose, le 20.11.2014 à 17:56

Je sais que vous ne connaissez pas le contexte mais en gros vous êtes plutôt pour ou contre de ressortir avec vôtre ex du collège pour voir si cela peut fonctionner sachant que c'était bien lui vôtre premier grand amour ! Besoin d'avis svp

Amitié

Pour roseblanche

Posté par Smiley76, le 19.11.2014 à 21:21

Ne t'inquiète pas, on a tous fait la même erreur. J'ai moi-même fait cette erreur, puis j'ai ouvert les yeux. Et c'est comme ça que j'ai appris à aimer celui avec qui je suis depuis 1 an et demi aujourd'hui.
L'essentiel, c'est de s'en rendre compte.
J'ai écris ça pour "déclencher une prise de conscience".
A trop vouloir chercher l'idéal et ressembler à ce qu'on voudrait être et à ce qu'on voudrait que l'autre soit, on s'abandonne, on se perd et c'est difficile de faire marche arrière.

Amour

petit message pour GreyFox et Smiley76

Posté par roseblanche, le 19.11.2014 à 15:53

Vos deux "petit" messages m'ont touché, et en vous lisant je me suis rendu compte que j'ai été idiote à un certain moment dans ma vie, et maintenant je ne cherche plus l'amour, je me dit qu'il viendra quand il viendra, et c'est tout, après tout, comme vous l'avez dit, l'amour arrive quand on ne le cherche pas et quand on s'y attend le moins..
Vos petits messages m'ont vraiment beaucoup plu ^^

Amour

L'amour c'est quoi en fait (réponse à Smiley76)

Posté par GreyFox, le 18.11.2014 à 22:42

J'ai beaucoup apprécié ton discours sur la notion d'amour. De ces personnes qui vivent dans un manque affectif permanent et qui recherchent à combler des vides affectifs en pensant naïvement que le copain ou la copine nous rendra plus heureux. C'est une vaste blague, une aberration orchestrée par la société, les films que nous aimons, les musiques que nous écoutons. Cette notion d'amour, de relation humaine assez insipide qui fait passer le romantisme pour un cliché alors que l'amour véritable, celui qui nous correspond, dans sa vision la plus noble du terme existe bel et bien. Autant faut il ne pas s'accaparer l'autre, ne pas vivre dans l'illusion ou le fantasme de la personne que l'on croit aimer. Car le problème est bien là. On se focalise parfois sur une image déformée de l'individu, on l'enferme dans nos conventions, on veut le posséder quit à le transformer. L'amour que nous pensions avoir sur la personne choisie devient vite une farce où les gens deviennent des objets physiques que l'on trimballe comme des trophées pour s'émanciper d'une vie familiale qui nous étouffe ; ou tout simplement pour montrer à son environnement qu'on est rentré dans une norme sociale. Alors forcément quand le mec en question ou quand la fille en question ne répond pas à nos attentes on se met à déprimer, à lui en vouloir, à jalouser ce que la personne ressent envers une autre personne. Car l'amour en général (amical ou plus si affinité) c'est quoi ? C'est tout simplement savoir que la personne que l'on chérit est bien dans sa peau, bien dans sa tête, accepter que cette personne fera un petit chemin, un moyen chemin ou un long chemin avec nous.

C'est donc accepter les différences, comprendre que tout début a une fin mais que la fin d'un amour n'est pas la fin d'une vie et qu'il y beaucoup de gens en manque d'amour également. Cela peut paraître prétentieux ce que j'écris mais je crois fermement à cette notion d'amour pure et sans fioritures sans cette putain de connerie de séduction qui empêche les gens de se montrer tels qu'ils sont, nu mais véritable. On ne peut pas aimer tout le monde mais on se doit d'aimer convenablement. Ton message là dessus est rassurant et me réchauffe agréablement le coeur ^^

Amour

Il y a les réalistes et ceux qui n'ont rien comprit.

Posté par Smiley76, le 18.11.2014 à 18:49

A l'adolescence des tas de jeunes passent leur temps à courir après l'amour, je n'ai jamais vraiment compris pourquoi. Beaucoup cherchent à combler le manque d'affection, d'autres veulent se sentir aimés puis il y a ceux qui veulent une histoire d'amour comme on peut voir dans les films, mais ils oublient que ce n'est que de la fiction. Ce qu'ils n'ont pas compris, c'est qu'en voulant de l'affection, ils finiront par s'en lasser et feront souffrir la personne qui pensait être aimée. Ce qui veulent se sentir aimé finiront par avoir le cœur brisé en s'attachant à de belles paroles, aux journées qui font rêver, tout cela pour l'unique raison qu'elles prendront la première personne qui dira les aimer. Il y a aussi ceux qui utiliseront le prétexte de l'amour pour le corps d'une personne qu'ils finiront par détruire. Beaucoup souffrent à cause de ces soi-disant sentiments. Arrêtez de jouer avec le cœur des gens, de mentir et de faire des promesses que vous ne tiendrez pas. Arrêtez d'être naïf et de courir après l'amour, il arrive quand on ne le cherche pas, quand on s'y attend le moins. Ne cherchez pas à posséder le bonheur, il finit par s'échapper. Attendez-le patiemment et il sera magique. Ils parlent de l'amour comme la plus belle chose, ils n'ont pas tort, des sentiments réciproques, une confiance mutuelle, c'est magique. Beaucoup parlent de sentiments et finissent avec le cœur brisé, au final, très peu sont vraiment tombés amoureux…

Amour

Petite question

Posté par flowle27_02, le 18.11.2014 à 00:12

Hello les Girls !

J'aimerais vous poser une question qui va peut-être vous paraître un peu bizarre. Je sors avec un garçon depuis quelques jours, et malgré le fait que j'aie 18 ans, c'est la première fois que j'ai vraiment un copain (si on enlève un simple "amour de vacances" et un gars embrassé en soirée). Je me sens vraiment bien avec lui, et je tiens beaucoup à lui, mais quand je me retrouve seule, je ne peux m'empêcher de "stresser"... Je ne sais pas comment expliquer, mais en fait, ça me fait peur le fait d'être amoureuse, de m'attacher trop, d'être en couple. Je pense aussi que c'est parce que je n'ai pas encore l'habitude de tout ça, étant une éternelle célibataire. Je lui fais confiance, je suis vraiment bien quand on est ensemble et il est génial, mais voilà, j'ai tendance à réfléchir trop vu que je suis une vraie stressée de la vie qui se pose trop de questions. J'appréhende même avant de le voir alors que je sais que tout se passera très bien. Je me demandais si c'était normal de se sentir comme ça (au début du moins) et si ça vous était déjà arrivé ? Et si vous auriez des conseils pour que ça passe svp ? Merci :)

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